samedi 7 juin 2008
IMPROFUSION :: CA me tente et m'obsède
Humpf.
Pas très présente pour le coup. Je ne laisse même pas traîner mes coups de coeurs du moment, ni les petits bouts de pensée qui vous ravissent. Je suis en pause cerveau complète. Pas la régénératrice, l'autre, celle qui anesthésie des pieds à la tête, qui rend mélancolique, je ne supporte rien, je suis cynique, détestable, archi-mauvaise, j'enclenche des trucs qui me font plaisir mais que j'auto-détruis de moi-même. N'importe quoi.

" Ça me tente et m'obsède. Une chose qui s'est présentée à moi comme une évidence, un plaisir rare de se savoir vivante pour autrui."
Et puis je ne sais plus quoi dire, quoi faire. Parce que je n'ose pas m'embarrasser de déplaire quand je m'offre à ce point. C'est peut-être qu'il me manque l'autre miroir, celui qui permet de voir toutes les magnifiques facettes de l'autre, sans quoi je me perds en flatteries qui peuvent se trancher à tout moment sur les pics qu'on pointe vers moi .
Toujours en Danger, une personne qui se pose trop de questions, après coup, avant coup, qui ne prévoie rien mais regrette, ou fait se retarder certains moments qui pourraient la calmer. Si seulement je m'arrachais ces oeillères qui me préservent inutilement, peut-être suis-je enfin assez forte que pour étaler mon coeur et le voir être dédaigné, jeté par l'embrasure d'un porte, pauvre muscle romantique qui ne cherche qu'à battre pour mon bien.
Je suis bien, mais ça me dévore. Réellement.
vendredi 30 mai 2008
EXAMS FINIS ::: DISCOURS
Il n'y a point de beauté sans point où s'arrêter.
" J'ai des points de beauté qui s'étalent sur mon corps, comme des étoiles noires qui naissent au soleil, et si je me colle à ta peau et que le calque prend sa plus belle forme dis moi si nos deux vies valent la peine d'être séparées ? Je prends peut-être le risque de friser l'amalgame, de m'égarer dans les dédales de mes fantasmes. Et quoi, ces taches qui tombent sur mon épiderme me rendent malicieuse au possible. Bien sûr, j'ai des bleus, des cicatrices, ces écorchures qui restent à vif depuis si longtemps, mais l'amour s'étend de ces perles brunes et noires qui habillent mon visage, à ma bouche qui susurre que je t'aime tendrement. Tu vois ? "
J'ai eu fini mes examens hier. Comme un surplus d'angoisse accumulé pendant des jours, j'ai un peu eu du mal à résister à l'envie de me laisser aller pour de bon. De la musique, de l'humour, des doses de douceur dans le cocon que je m'étais fait. Parce que j'en avais besoin, pas pour décompresser. Juste pour essayer de me recentrer. Un peu.
Je n'y suis pas arrivée, pour tout avouer. J'ai préféré prendre le luxe de laisser mes bouts éparpillés à terre. Une quantité étonnante de moi, liquide, ce miroir beau mais tranchant, cette partie de vice, celle qui garde en elle des rêves de gosses. Et pour réunir la fuite et la raison en un seul endroit, il faut prier pour ne pas s'oublier encore une fois.
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Ce matin, j'ai eu le réveil lourd. La tête embrumée, j'ai dû rêver de quelque chose qui me faisait plaisir, vu que je n'avais réellement pas l'envie de me lever. Tu sais, comme quand on veut absolument prolonger un rêve, que le réveil à coupé trop tôt. Alors, j'ai traînassé, j'ai laissé ce moment durer en longueur. Ici pas d'expression "au saut du lit", j'ai plutôt glissé sur le parquet comme une larve gluante. Ha ha.
Une journée de patouille, donc, rien fait de grandiose, j'ai joué de la guitare tout à loisir. Ce qui était bien pendant cette session d'exam, c'était que tout me mettait sur les nerfs. Je suis pas masochiste, du tout, mais tout cette énergie devait passer par un médium, et comme la plupart du temps, je transforme mes bidouilles de cerveau en éléments créatifs, c'était tout bénef' pour moi. J'ai du écrire 6 textes en deux semaines. Et ce qui est comique, enfin pas de quoi se bidonner tout de même, c'est qu'en si peu de temps, je m'améliore dans les phrasés, dans la manière de placer les mots. Je ne compte pas les pieds, les intervalles, je dis le texte dans ma tête comme quelqu'un le réciterait à haute voix. Et ça coule tout seul du bic, du crayon, sur cette feuille ou sur l'ordinateur. Puis ça pique aux yeux, parce qu'on est quand même fier du chemin parcouru.
Ça fait juste un an que l'idée de vouloir une guitare commençait à germer dans ma tête. Ça fait juste un an que j'ai commencé à vouloir me changer, pour devenir quelqu'un comme je l'ai toujours voulu. Pas la Mona qu'on charrie, pas celle qui est déchirée entre dire ce qu'elle pense et répondre aux besoins des gens docilement.
Je ne suis pas encore devenue exactement ce que je veux. Il faudrait que j'aie passé la dernière opération qui m'attend, il faudrait que je n'aie plu à suivre ce traitement ortho de chipotage de dents, que j'aie bien derrière moi les souvenirs de mon ancienne vie. Puis que je m'émancipe enfin.
Je me donne 1 an.
mercredi 28 mai 2008
THE B. KEYS - Just Got To Be
vendredi 23 mai 2008
J'ai des murs qui explosent
" Je ne saurai compter les fois où je me suis retrouvée à contempler le vide, le néant, qui comblait de par son immensité la cavité crânienne de certains énergumènes. Parce que c'est à la fois magnifique et désoeuvrant d'assister à tel spectacle, on n'essaye même pas de comprendre; il y a surtout la surprise qui nous interroge, la naïveté lointaine de croire que l'on s'égare dans ce monde. Mais bien que je soie si étonnée par des confrères bornés dans leurs certitudes, j'ai enfin trouvé ce que je cherchais depuis tout ce temps. Il est important, comme on le dit souvent, de savoir où l'on va, tout en se cognant bien fort contre ces murs qui nous retiennent, et nous empêchent de nous tuer dans un accès de rage. C'est ce qui me tient en vie, cette espèce d'osmose entre moi et mes limites, ma manière toute personnelle de m'écorcher les mains, de me donner le vertige.
Parce qu'au fond, même si j'ai tort de prendre ma vie comme un remord, je m'améliore de jour en jour, et je n'abandonne pas l'idée de devenir une Super-Moi, quelque chose dont je puisse être fière. "
vendredi 16 mai 2008
The Ting Tings - TNMN
The Ting Tings - That's Not My Name
A écouter aussi ::: GREAT DJ ||||| MYSPACE
LA ROUE À L'ENVERS
Je vais bien, vraiment.
Pour ceux qui me demanderaient pourquoi je sors affirmation pareille, c'est juste que j'ai cru que vous aviez l'impression que j'étais au bord du suicide moral. Alors je rétablis les choses : je ne me zigouillais pas les neurones à coups de machette, j'étais juste en phase terminale de remise en question, et c'est, pour ainsi dire, aussi dur que d'accoucher d'un alien. Maintenant, même si mes sourires ont du mal à rentrer de vacances, je suis remotivée, gonflée à bloc, de quoi faire trembler le Tout-Belgique à la seule force de ma volonté. " Crains la Monette, elle chir dé veu gra". (NDLR: Manque pas de lettre, faut être jeune pour piger, stou...)
LES NEWS
J'ai passé mon premier examen hier. Pas celui pour voir si je suis dingue, l'autre, le vrai, celui où t'es censé être stressé avant d'y aller, où tu tritures tes fiches 1000 fois avant d'entrer (bien plus pour les névrosés), où tu confonds tout parce qu'une fille qui passait par là t'a embrouillée dans tes certitudes en papier carton. Que dalle mon pote, j'étais zen et dispo, et je pense bien l'avoir réussi, hin hin. D'habitude j'ai pas de bol, à un siège près, tu te tapes le questionnaire de la mort qui tue, que tu zieuteras pendant les 3h qu'on t'a donné, en essayant de vainement changer les questions à la seule force de ton regard. Tu penses, même Copperfield il est naze sur ce terrain-là.
Non, cette fois-ci, bonne place, bon siège, mon popotin est grandement remercié par ma personne pour s'être posé sur la chaise de la Providence-bénie-sois-je-Seigneur-kikiff-le-punk. Enfin, quand je dis chaise, faut voir la chose, genre morceau de bois rabattable, qui te donne autant d'allure que Quasimodo à cheval, sauf que toi t'es assis, et tu bouges pas.
En une heure 20 c'était baqué, j'avais mal à la main, super faim, mais c'était bon d'être vivante. Parce que c'est toujours pareil, ces sorties d'examen. Soit tu te poses mille questions, tu harcèles C., l'intello à qui tu n'as jamais parlé de ta vie, mais qui te fais penser à réviser tes jugements, parce que elle, elle est vachement pro en blablatage scientifico-j'y-pige-quedalle. Ça donne subitement envie de l'intégrer dans ton cercle de proches-confidents, avec qui tu pourrais même partager ton stylo bic 4 couleurs. Soit, seconde option, tu rentres chez toi, à dos de Chameau véloce, l'esprit libre et le regard "agaga, fous-moi une baffe que je me réveille, Marcel !".
Tu t'y reconnaîtrais hein ?
A part ça, j'ai fait une ban à mettre sur VOS blogs, j'ai écrit encore 4 textes de chansons, je cherche un programme de typographie pour écrire des trucs funky (ou un graphiste ce serait encore plus balèze), je dois créer des playlists qui troue le cul pètent pour demain, et j'ai fait le même rêve qu'il y a un an.
Autant dire que tu m'envies grave.
lundi 12 mai 2008
TXT 2 : LES MAINS PEINTES
C'est certainement qu'au bord de l'eau on se sent différent.
Parce qu'on voit son visage dans les rides que l'on a faites par mégarde, en posant son pied un peu trop violemment dans les bords du lac. Bien sûr des remous comme ceux-là ne peuvent pas gâcher une harmonie, ce serait trop simple, trop facile. On peut ressentir une influence passagère, dans le dos, au dessus de soi, d'où qu'elle vienne, s'en servir comme guide est néfaste. Peut-être cela relevrait-il de l'égoïsme que de se recentrer sur soi-même, mais sans questions, nous n'obtiendrons pas de réponses, et la négligence serait bien pire idiotie.
Il m'arrive de penser que je sois perdue. Pas vraiment au sens où tout le monde peut l'entendre. Il arrive ces périodes, où la vie fait se resserrer les murs, où l'on peine à passer par les portes restées entrouvertes, mais on s'y obstine, parce que c'est instinctif, c'est animal, c'est humain. Il m'arrive de trouver que cela pourrait être un bien, que finalement, je peux faire des choses exceptionnelles.
Et puis, un éclat de verre, et j'ignore cette volonté, je me retrouve face à l'autre, celle qui s'effondre devant un obstacle, qui ne se sent pas capable, qui ne veut plus déplacer des montagnes, ou même s'insurger contre l'injustice dont elle pourrait faire l'objet. Cette volonté de minable, je la hais, même si elle me conforte dans l'idée d'une totale sécurité, par l'abscence de prise de risque. Je n'y gagne rien, je me fais manger, bouffer par une vermine de paresse.
Tu m'étonnes qu'on nous laisse.
lundi 5 mai 2008
TXT : COMEDIA LIBRE
En gros t'as la patate, parce qu'il fait beau, qu'il drache pas, niète, et ça te fait briller les mirettes, des milliers de reflets scintillants sur les ardoises.
Et toi une craie dans une main, suspendue en l'air, elle s'est arrêtée à 2 cm de la surface du tableau. Ce n'est pas une crampe, ce n'est pas une volonté qui s'envole, c'est une réminiscence de ce que l'on croyait oublié ; un flash-back doré, enluminé par un expert en bidouillages de trucs et de machins, et tu te dis "la classe, tout ira bien demain".
Puis un écho, un second, de plus en plus fort, de plus en plus précis, qui sourde dans ton corps, menace de t'arracher les paupières. C'est fini, on recommence à jouer sa vie.
Parce que c'est un grand théâtre madame, une formidable danse de comédiens, où je joue mieux que personne, où je ne m'imagine jamais en perdante. Bien sûr oui, je flanche, bien sûr je déborde de mes attentes, mais au fond, ne m'aviez-vous pas vue si franche ?
jeudi 1 mai 2008
La pente ascendante.
J'ai l'impression que c'est l'air du temps qui veut ça. Quelle douceur, la vie au ras des pâquerettes, on aimerait changer le monde avec un brin de paille coincé entre les dents. C'est d'une douceur magnifique, un trait, un voile qui se colle à notre peau, s'en imprègne, nous marque d'une cicatrice incandescente. J'ai baigné dans cette atmosphère de mélancolie heureuse pendant plus d'un mois, et j'en sors enfin, comme je guéris petit à petit. Je suppose que toutes les choses se terminent toujours au même moment pour que l'on puisse commencer d'autres rêves sur un nouvel appui. La nature est bien faite.
Puis je me regarde dans le miroir pour voir les traces, le nez meurtri par les mouchoirs trop rêches, les joues roses, le front pâle. J'ai toujours eu un teint de fantôme, encore eussent-ils vécu ces idiots-là, mais ma peau est transparente, manque de vie, elle doit réapprendre à aimer le vent. J'avais oublié les arbres, les voilà fleuris jusqu'au bout des branches, les pétales qui s'envolent et atterrissent en poésie sur le sol chauffé au soleil.
Cette lumière, cet éclat, et toute cette animalité qui me glisse sur les bras signent la fin du chapitre des romances qu'on s'égare à rêver, c'est un début charnu, mâture, qui s'offre à mes lèvres comme un délicieux roman de guerre. Là où l'on revendique, là où l'on gâte le public d'un spectacle effroyable. Quel carnage pourrais-je faire !, j'aurai tout gagné à battre moi même la terre qui se refusait à mes pieds.
Tout ça pour dire que c'est le blocus mes p'tits gars, la grande saison des examens. Un coup de fouet inimitable.
dimanche 27 avril 2008
ENCORE MALADE...
D'abord ça s'insinue comme un serpent se hisse sur une épaule. Il n'y a pas d'accrocs, on sent se balancer le chant du reptile, comme un signe sournois que le bonheur du moment risque de tourner au morbide. Et puis ça commence, ça s'attaque à la tête, la fièvre cadenasse mon front, j'ai peut-être été allongée plus que de raison, mais ça s'étendait à une vitesse fulgurante. Mon ventre ne suivait plus, manger était dérisoire, on en veut à cette ballade mièvre qui nous à piqué notre coeur. C'est un poison, c'est un sarcasme, un soubresaut qui me brise en larmes. Si je ne passais pas le jour, j'en aurait voulu à la bête qui me poignardait les sens. Je lâche les tensions, ça ne résiste même plus, et quelle idée de briser son ego dans une valse écoeurante. J'ai réussi à reprendre le dessus en 5 jours. Je suis faible, je suis sans ressources, le monstre a laissé derrière lui des crachins infectieux. D'une maladie à l'autre, je réfléchis, mais je ne vais pas franchement mieux.


