lundi 12 mai 2008

TXT 2 : LES MAINS PEINTES

Old_style_vintage_by_Panter

C'est certainement qu'au bord de l'eau on se sent différent.

Parce qu'on voit son visage dans les rides que l'on a faites par mégarde, en posant son pied un peu trop violemment dans les bords du lac. Bien sûr des remous comme ceux-là ne peuvent pas gâcher une harmonie, ce serait trop simple, trop facile. On peut ressentir une influence passagère, dans le dos, au dessus de soi, d'où qu'elle vienne, s'en servir comme guide est néfaste. Peut-être cela relevrait-il de l'égoïsme que de se recentrer sur soi-même, mais sans questions, nous n'obtiendrons pas de réponses, et la négligence serait bien pire idiotie.

Il m'arrive de penser que je sois perdue. Pas vraiment au sens où tout le monde peut l'entendre. Il arrive ces périodes, où la vie fait se resserrer les murs, où l'on peine à passer par les portes restées entrouvertes, mais on s'y obstine, parce que c'est instinctif, c'est animal, c'est humain. Il m'arrive de trouver que cela pourrait être un bien, que finalement, je peux faire des choses exceptionnelles.

Et puis, un éclat de verre, et j'ignore cette volonté, je me retrouve face à l'autre, celle qui s'effondre devant un obstacle, qui ne se sent pas capable, qui ne veut plus déplacer des montagnes, ou même s'insurger contre l'injustice dont elle pourrait faire l'objet. Cette volonté de minable, je la hais, même si elle me conforte dans l'idée d'une totale sécurité, par l'abscence de prise de risque. Je n'y gagne rien, je me fais manger, bouffer par une vermine de paresse.

Tu m'étonnes qu'on nous laisse.

Posté par MWASINONTWA à 17:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur TXT 2 : LES MAINS PEINTES

    La capacité de réagir

    Salut Mona !
    J'aime bien ton texte, j'ai eu l'impression de rien comprendre et puis à la fin: "ah oui, je vois de quoi tu parles".

    Il faut se laisser aller. Les héros auraient bien le droit de prendre un jour de congé, alors on peut bien laisser passer par fainéantise quelques trucs... On l'a tous fait !
    Le plus important, c'est de savoir réagir au moment opportun: ne pas laisser pas LE truc vraiment injuste, garder toujours un peu de recul pour pouvoir se rendre compte quand ça dépasse les bornes et mettre des limites.

    Allez, avec les beaux jours tu vas retrouver la patate

    bouzou

    Posté par Camuzic, mardi 13 mai 2008 à 11:52 | | Répondre
  • état passager

    Un état d'ame philosophique et passager . C'est bien normal tu sais de se sentir parfois un peu pardu , un peu hors circuit . Et puis , il y a des périodes ou rien ne t'arrète sans que tu comprennes bien pourquoi . Je te souhaite de manger à nouveau la vie à pleines dents !!

    Posté par jean-philippe, mardi 13 mai 2008 à 19:06 | | Répondre
Nouveau commentaire