mercredi 16 janvier 2008

JUS DE PÊCHE ::: Pas la peine

chinese_new_year_by_2beats

Je me sens en bouillie, comme une boule mal passée par intraveineuse. C'est comme de savoir dire merci à un goujat, je pars dans l'autre sens. Les jours SANS, les jours AVEC, se prennent dans mes pieds, pour me donner le sel qui épice mes heures. Et encore aujourd'hui, j'ai la pêche, la bonne humeur. Pourtant je dois étudier. Pourtant je me suis levée tard. Pourtant j'ai les premières cernes de ma vie qui se collent sous mes yeux. Mais c'est ça l'optimisme. Chaque merde est dans la lignée du bien, du superbe et de l'hystérie comique. Je me dépeins en jouant avec mes manies, c'est pas tous les jours que ça m'arrive.

Oui, mais non en fait, le temps d'arriver à cette phrase-ci, il s'écoule plusieurs heures, on me pompe l'air parce que je ne capte soit disant pas la teneur du mot "blocus", que je suis honnête quand on me demande ce que je fais dans ma chambre, et que j'emmerde pas mon monde en posant des questions stupides du genre : "oui mais le produit vaisselle est plus efficace avec de l'eau chaude tu crois ?"...

Dans le genre, j'ai les nerfs.

C'est pour ça que je déclare cette journée "Journée Mondiale (sur ma planète) de la Chianterie Tridimensionnelle ". Ah, on me bourre de vers ? Et ben je crache dans la soupe. C'est simple. Fallait pas me la jouer avec autant d'effets, ça me choque et brise l'harmonie quotidienne dans le mauvais sens. J'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire, j'aime pas qu'on me dise que je suis niaise, nulle et cancre. Parce que l'école, j'ai jamais aimé ça, et les profs me l'ont bien rendu. C'est que j'aime pas les systèmes, tous rangés en cages à poules pour qu'on puisse mieux catégoriser le peuple, je suis pour la frivolité, les banquiers sans cravates, et les ménagères qui lisent de la littérature polonaise, les PDG généreux, et les présidents pas faux-culs.

Mais ça, ça dépasse déjà l'ordre commun : range-toi Mona, tu risques de te faire réprimander.

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Et au final, tandis que la masse avance du même pas vers le gargantuesque maître de l'idéologie contemporaine, qui existe en tant que Dieu de ce qu'il faut faire pour être calé dans le Move populaire, j'ai même pas envie de prendre le contre-courant. Je me fiche de ça, je reste plantée comme un piquet à chèvre, j'ai les yeux qui se noient dans leur mare et ça prend une dimension gigantesque, à mesure que les gens traînent des pieds pour disparaître dans l'embouchure du "politiquement correct", fleuve très renommé pour sa tenue indiscutable.

Je veux pas être comme ça. Mais bon sang, qu'est-ce que ça prend du temps pour percuter les caboches des autres. J'y vais au burin, mais je crois que j'aurai besoin d'un marteau piqueur pour bien implanter l'idée que JE NE VEUX PAS ENTRER DANS LE MOULE parce que tout simplement, il est pas à ma taille.

Qu'on me laisse le choix, où j'étripe la population mondiale.

Posté par MWASINONTWA à 20:35 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur JUS DE PÊCHE ::: Pas la peine

    Pourquoi de la littérature polonaise ? Les ménagères qui lisent de la littérature française sont bien aussi.
    Quant aux banquiers, on ne peut pas les juger sur leur cravate, pas plus que sur leur pantalon.
    Enfin, moi non plus, je ne suis pas dans le moule, et les éditeurs me le font comprendre depuis un quart de siècle. Bien sûr, je pourrais faire de la littérature débile pour leur plaire, mais je n'y arrive pas.
    Bonne continuation.

    Posté par Manuel Ruiz, jeudi 17 janvier 2008 à 22:18 | | Répondre
  • le policier le + dangereux, c'est pas celui qu'on te met dans le dos, c'est celui qu'on te met dans la tête

    Posté par Jef (20six), lundi 21 janvier 2008 à 22:35 | | Répondre
  • J'espère bien que tu ne vas pas rentrer dans le moule... ne perds surtout pas "ça", cette envie d'être hors moule, cette énergie, cette rage... garde la précieusement et prends en soin...

    Posté par Le Chat, samedi 26 janvier 2008 à 21:48 | | Répondre
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