mercredi 2 janvier 2008

Elle se noue à ton coeur : ma rancoeur se nourrit de mes peurs

    How_to_heal_a_broken_heart_by_lexidhLa légende veut que la princesse ait trouvé son prince au milieu d'un étang. Il avait les yeux marrons et puait la bouse, on en voulait tant à sa peau qu'il s'était mué en grenouille. Chaque germe prenait sa teinte d'eau, la demoiselle était sous le charme. Est-il nécessaire de surjouer quand les habits trempent dans le drame de se délecter de l'odeur de l'autre, à foison, à jamais ? Tout comme si j'étais enflammée, je me suis coupé les ongles, j'ai tailladé mes cheveux, mais il aimait encore que je sois sa cavalière. Nous sommes descendus au bal, à poil, et tout le monde a ri de nous voir si découverts, comme si de s'habiller eu moins gêné l'air alentours. La soirée était embuée par mes souvenirs, je priai son âme de ne point en rire le soir alors que ses mains se perdaient en remerciements.
   
    Au point du jour, la danse a esquissé ses contours pour nous inviter à rejoindre les talents des diurnes. Surprise que j'étais, qu'elle soit gourmandise, ma curiosité m'empêchait toute allusion furtive pour m'approcher de ce qu'il voulait de moi. Sans rien prétendre, on bu du thé, chacun deux sucres et lui le miel. Il étala ma robe sur tout mon tour, et mon reflet se mu en celui d'une fée. J'avais brodé des perles, mes yeux captaient son attention. Avait-il eu ce regard depuis longtemps ?
   
    Cela dépeçait mon corps, mes manies te plaisaient, j'avais encore une chance de t'éblouir en me laissant aller à toi, toute entière, mais ma confiance était en retrait, ne relâchant jamais son attention. Ce pouvait-ce qu'il me rende heureuse ? Une fois encore tu m'avais caressé la joue comme tu t'y prenais pour adoucir mes hystéries graduelles. C'était plus du ressenti.
    On m'avait déjà trahi, tu le savais, et quelle honte que de douter de soi par la méchanceté du complot. Sais-tu seulement comment on se sent en des moments pareils ?
   
    Elle aussi avait supposé prétendre à ma proie. Viens que je te morde, petite vermine, je te giflerai jusqu'à ce que tu tiennes sur tes mains, tes pieds sans force t'ayant fait chuter sur les dalles. J'aime encore quand on garde ses amours, qu'on ne déborde, qu'on sache où les limites s'étalent pour s'en éloigner. Les filles sont des garces, les garçons sont aveugles. Le jeu qui se trame par-delà leurs épaules échappe à leur sexe comme il faut leur expliquer pourquoi on râle, pourquoi on pleure. Jamais je n'ai eu pareil défaut que de me révéler véritable animal défendant ton coeur, mon objet précieux, et si tu t'y tenais pour éviter que je ne te lynche ?

 

Posté par MWASINONTWA à 15:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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