vendredi 28 décembre 2007

TRIP A PARIS [3] : AU PAYS DE NIKOS

Dernière partie du trip à paris, et non des moindres, j'ai omis de vous parler de mon escapade du vendredi soir : Monette et sa clique à la Star Ac'.

Hum, remise en situation : non je n'ai pas prié le peuple pour pouvoir assister au show, non je n'ai pas pleuré sur les soquettes de ma mère pour qu'on aille lécher les basques des académiciens.
Blablabla, on passe un chapitre, je rapelle les faits : mon père est journaliste, c'est son métier comme on dit. Il s'est dit que de m'avoir des places pour le week-end de mon Zazniversaire serait un souvenir mémorable. C'est sûr.
   
Départ à 14h de Bruxelles.
Censés arriver à 17h à Charenton-le-Pont.
Gnié.
Heure de pointe, a lot of bagnoles.
Périph' bouché, re gnié.
Accidents ?
19h métro
Arrivées en retard au studio
Heure : 19h30-20h      

Je m'étais habillé nickel chrome, rien que de me voir dans le miroir j'avais envie de me prendre en photo, mais le problème quelque peu envahissant du retard sur notre planning a fait que l'on est arrivées en sueur devant le bâtiment, les cheveux méchamment dans le vent, le mascara douteux (?) et l'écharpe traînant miséreuse dans notre sillage. J'avais froid bordel.

Au studio 217, petite appréhension, une petitecrowd_surfing_by_claytes voix me dit que si je rentre là-dedans, c''est un piège. D'abord parce que c'est écrit VIP sur le dessus de la porte, et que tu te fais des films super tripants " laissez entrer ma brillante personne, ôtez vous de mon chemin diantre!!" , puis parce que tu vois des pétasses peinturlurées arriver à des kilomètres, qui ont tellement de fric que tu te demandes pourquoi elles viennent passer leur vendredi ici plutôt qu'à Mexico. "C'est à n'y rien comprendre Norbert !"

N'ayant rien mangé de la journée, et me connaissant, style maigre comme un clou, faire l'impasse sur des repas m'avais laissé une impression de marcher sur des vagues, des vertiges assomants, pas de quoi s'amuser. Dzz Dzz, regard à gauche, apéro, je me rue. J'ai avalé 8 toasts couverts d'oeuf et de tomates. Détail important : s'en est suivi un remue-ménage intra-bidounaire.

Le praïme en soi se passe très bien. J'ai quatre dindes qui se dandinent devant ma poire à chaque slow, comme de par hasard, pas en rythme, comme sous ecstazy, chaleur étouffante, tu te lèves et t'assieds sans arrêt, tu n'as plus de mains à la fin de la soirée, ce n'est un secret pour personne. Le public était préparé comme à l'usine, par un matraquage mental très efficace :
  "vous étiez nul, plus d'énergie !",
  "le côté gauche est un peu mou !",
  "vous avez oubliez que quand je tapais des mains il fallait le faire aussi ?"
  et la meilleure
  "donnez l'impression qu'on s'amuse bon sang ! ".

Un chauffeur de salle impeccable et pleinement conscient de la situation.

On a vu Nikos (waaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii), les élèves, très dissipés pendant tout le temps de l'émission. Moi qui croyait que le rendu du son serait merdique sur place, j'ai pu la fermer : on entendait comme à un concert et ça m'a sacrement étonnée.

Ce que vous ne voyez pas à l'écran :

- Que le plateau est plus petit qu'il n'y paraît
- Enrique Iglesias a un corps de gamin (ne tombez pas dans le piège des photos retouchées)
- Qu'on nous fouille comme à la télé avant d'entrer dans l'espace VIP des gradins (pas de gsm, de caméras, tout ce qui pourrait gêner à l'écran)
- Qu'on a retiré une fille de la fosse parce qu'elle était insupportable (vitesse d'extraction de la personne inouïe)
- Qu'il y avait Sophie Favier derrière moi dans la file pour aller aux toilettes, son fils gesticulant à la mode TCK devant mes mirettes
- Cauet qui vient sur le plateau juste avant le début de l'émission et qui tente de se jeter dans le public (mais qui ne le fera pas, le public n'ayant pas confiance en l'animateur (ou en son bedon) et ayant laissé un grand vide dans la fosse à l'endroit prévu pour le crowd surfing))
- Que Patrick Bruel a vraiment une petite tête en vrai.

On est rentrées telles des loques, on s'est fait arnaquées par un taximan vietnamien, qui trop content d'avoir des belges dans son auto, s'est dit qu'il allait nous mettre le tarif plein, genre 7euros de prise en charge d'office, il a roulé à du 30 à l'heure, à fait un détour de malade, on est enfin retombés sur le périph et on a mis trois heures à être ramenés à bon port, moi à l'arrière priant le ciel pour ne pas dégueuler dans la berline... Fichtre. Juste quand je me suis couchée, il était 00h32.

C'était mon anniversaire tout plein.

J'ai passé un bon moment donc, ces trois jours ont été importants, d'abord parce que c'était pour mes 20 piges, ensuite parce que je ne pouvais pas me dire que je devais m'ennuyer. J'avais peut-être besoin de ce trait-d'union entre la phase où j'étais dans un coma quotidien et la phase actuelle où je me rebooste et je vois la vie d'un côté beaucoup plus dynamique.

Que du bon donc, surtout qu'on ne m'a pas prise une seule fois pour une belch'.
Mes amis, Au revoir (jusqu'à d'main) et...
 
Vive la France.

Posté par MWASINONTWA à 19:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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